Antigone - Jean Anouilh.

___Marie-toi vite, Antigone, sois heureuse. La vie n'est pas ce que tu crois. C'est une eau que les jeunes gens laissent couler sans le savoir, entre leurs doigts ouverts. Ferme tes mains, ferme tes mains, vite. Retiens-la. Tu verras, cela deviendra une petite chose dure et simple qu'on grignote, assis au soleil. Ils te diront tout le contraire parce qu'ils ont besoin de ta force et de ton élan. Ne les écoute pas. Ne m'écoute pas quand je ferai mon prochain discours devant le tombeau d'Etéocle. Ce ne sera pas vrai. Rien n'est vrai que ce qu'on ne dit pas... Tu l'apprendras, toi aussi, trop tard, la vie c'est un livre qu'on aime, c'est un enfant qui joue à vos pieds, un outil qu'on tient bien dans sa main, un banc pour se reposer le soir devant sa maison. Tu vas me mépriser encore, mais de découvrir cela, tu verras, c'est la consolation dérisoire de vieillir ; la vie, ce n'est peut-être tout de même que le bonheur.
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# Posted on Monday, 07 December 2009 at 2:03 PM

Edited on Saturday, 19 December 2009 at 11:16 AM

Antigone - Jean Anouilh.



___Comprendre... Vous n'avez que ce mot-là dans la bouche, tous, depuis que je suis toute petite. Il fallait comprendre qu'on ne peut pas toucher à l'eau, à la belle et fuyante eau froide parce que cela mouille les dalles, à la terre parce que cela tache les robes. Il fallait comprendre qu'on ne doit pas manger tout à la fois, donner tout ce qu'on a dans ses poches au mendiant qu'on rencontre, courir, courir dans le vent jusqu'à ce qu'on tombe par terre et boire quand on a chaud et se baigner quand il est trop tôt ou trop tard, mais pas juste quand on en a envie ! Comprendre. Toujours comprendre. Moi, je ne veux pas comprendre. Je comprendrai quand je serai vieille. (Elle achève doucement .) Si je deviens vieille. Pas maintenant.
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# Posted on Monday, 07 December 2009 at 2:02 PM

Edited on Saturday, 19 December 2009 at 11:16 AM

Dans ma cabane de bois. Je sentirais le parfum des souvenirs jusqu'à m'évanouir.



Justine dit (20:56) :
J'suis bonne à rien, regarde moi. J'ai tout gaché, j'dois être vraiment conne, hein..

Justine dit (20:57) :
Y a des gens comme ça, c'est des erreurs de la nature, ils méritent même pas d'vivre.
J'devrais peut être me laisser creuver, comme ça.

Justine dit (20:58) :
J'voulais vraiment pas t'faire de mal, si tu savais..
Marie, j't'ai blessée ? C'est à toi qu'j'ai fait du mal ?

Justine dit (20:59) :
Ca m'bouffe a l'interieur, essaye de me comprendre.

Justine dit (21:00) :
Tu te souviens le jour où tu m'as demandé si on pouvait partir loin, partir loin de tous les humains, et faire une cabane dans les bois ? Tu te souviens ? Des petites étoiles avaient illuminées mon regard, t'étais un peu comme un modèle pour moi.

Justine dit (21:02) :
Le bonheur à l'état pur..


Le rève d'un dialogue.

" - Rùstiné?
" - Ouiiiiii?
" - Jusqu'ici, les mots ne veulent pas aller outre que le seuil de ma bouche. Alors je t'ai écris une petite lettre. Dans ma galère, j'ai pensais à une phrase de Charlie: "Quand je n'allait pas bien, j'étais allée voir l'infirmière, qui m'a dit que si je n'arrivais pas à parler alors il fallait écrire. C'est à partir de ce moment-là que je me suis mise à écrire."

Et j'ai écris.
"___Rùstiné, tu as bien raison. C'est bien à moi, que tu as fait du mal. Mais il n'y a pas que moi. Loin de moi, l'idée de te faire passée pour un monstre. Je veux juste te rendre compte qu'à tes côtés, il se trouve des êtres vivants.
Je sais pas si je dois te croire quand tu me dis que l'intention n'y est pas, mais, je me porte à croire de terribles choses. Depuis que mon cousin a débarqué avec ses idées perverses et sa constante manipulation, il a presque rayé de la carte mes sentiments. Il fallait à tous prix que je me crée une carapace. Combien de fois, j'ai eu des crises? Combien de fois je me suis réveillé horrifié à l'idée qu'il revienne?
Depuis qu'il s'est barré, j'observe chaque ombre d'un nouvel oeil, chaque personne qu'il lui ressemble de loin, je l'évite, je deviens parano. Et je cherche à tous bouts de champs, la perversité, le manque de sentiments, et la contrefaçon chez les gens. J'épies leur moindre défaut. Je veux pas te blesser, oh non. Mais certaines de tes manières me rappelent les siennes.

___Or, ce n'est pas pour cela que j'ai fais ma crise. La réponse est que je ne dirais rien pour l'instant. J'attendrais que les blessures soient moins à vif, et que les cauchemards s'atténuent. J'attendrais. Un boooonn bout de temps.

Les mots me manquent. Sourire. Je répète sans arrêt cette phrase. Sans arrêt. Bienheureux celui qui m'comprendra. =)

Sourires, rires, sourires, rires,sourires, rires, sourires, rires.

Aaah, du grand plaisir. Je crois bien que ce sont les tiens. Souvenirs, souvenirs. J'aime.

A présent je m'en vais, l'esprit soulagé. Le coeur rassassié.


Je t'aime pas. ; )



Je te pardonne. Seras-tu là? "





Marie.

# Posted on Monday, 30 November 2009 at 4:00 PM

Edited on Tuesday, 01 December 2009 at 1:43 PM

Fuck you... Mouahaha. Fallait pas me chercher.

Fuck you... Mouahaha. Fallait pas me chercher.

# Posted on Saturday, 14 November 2009 at 3:07 PM

Tu me fous la tête en l'air.

Tu me fous la tête en l'air.
Brûlée à petits feux.

# Posted on Saturday, 14 November 2009 at 2:55 PM